Odyssée – 21b – L’arc d’Ulysse

C’est le tour d’Eurymaque qui chauffe l’arc devant le feu. Mais il ne peut pas non plus le courber.
« Malheur à moi, gémit-il. Nous sommes tous plus faibles qu’Ulysse. »
« Sottise que tout cela, dit Antinoos. Aujourd’hui, c’est jour de fête. Mangeons et buvons et ne nous occupons pas de cet arc. Nous finirons notre partie demain. »

Tous l’approuvent. Mais Ulysse prend la parole.
« Puis-je vous demander de me laisser essayer cet arc ? »
Ces paroles irritent les prétendants car ils craignent que ce vieux ne puisse vraiment tendre l’arc. Malgré les railleries des prétendants, le porcher donne l’arc à Ulysse. Il soulève le grand arc, place la corde de l’arc, puis la fait vibrer. Les prétendants sont étonnés, et Zeus fait gronder un coup de tonnerre comme un heureux présage.

Ulysse prend une flèche et la pose sur l’arc. Puis il saisit la
flèche et la corde, vise et tire. La flèche passe à travers les
trous de toutes les haches, sans rien toucher, et ressort de
l’autre côté. Se tournant vers son fils, Ulysse dit :
« Télémaque, ma force est toujours la même. Allons, préparons une fête pour tous ces invités. »

A ce signal, Télémaque sort son épée et s’avance armé aux côtés de son père.

Crédits :
Merci à Emilie pour son adaptation de l’Odyssée à retrouver sur http://mimiclass.eklablog.fr 
Merci à Céline Delacroix pour ses magnifiques illustrations, à retrouver sur : http://celinedelacroix.com